Projet conjoint de lutte contre les VBG : Les partenaires s’accordent pour continuer la lutte dans un espace plus large

, Publié : Le 25/01/2018 à 16:15:38

Ces cinq dernières années, la situation des Violence Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) est demeurée préoccupante dans les provinces Orientales de la RDC, notamment dans l’Ituri et le Nord Kivu. Cela malgré les efforts dans la mise en place de la Stratégie Nationale de lutte contre les VSBG adoptée en 2009 et son soutien par le programme de Stabilisation et Reconstruction à l’Est du Congo (STAREC).
A travers le Projet conjoint de prévention et réponses coordonnées de lutte contre les violences sexuelles dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, plusieurs partenaires à savoir le gouvernement congolais à travers le Ministère du Genre et les agences des nations unies notamment UNFPA, UNICEF et Onu Femmes ont mutualisé leurs moyens pour réduire sensiblement les VBG. Sur fonds du Gouvernement Belge, plusieurs actions ont été menées entre juin 2016 et juillet 2017.
Le projet visait la mise en place et le fonctionnement des mécanismes communautaires de prévention et de protection contre les VSBG. L’idée était de renforcer la résilience des communautés par des activités de prévention et de protection basées sur la transformation des normes sociales et la réduction de la vulnérabilité. Il était également question d’assurer la création des structures de prévention communautaire sur les VSBG. Le projet a pris directement en charge près de 7.500 survivants des violences sexuelles, dont 4.500 au Nord Kivu et 3000 en Ituri.
Les communautés des territoires concernés ont été également ciblées par l’entremise des autorités politico-administratives, les leaders communautaires, les associations féminines et les hommes engagés.
Plus de huit partenaires de mise en œuvre ont été impliqués. Dans la province du Nord-Kivu, Heal Africa, Division Provinciale des Affaires Sociales, Congo Men Network, Service Genre, Hope in action et Children’s Voice ont été mises à contribution. Tandis qu’en Ituri, il y avait l’AJP, AMAB, PADI, Service Genre et SOFEPADI.
L’Union Congolaise des Femmes des Médias, UCOFEM, avait été identifiée pour assurer la visibilité du projet avec les concours des médias. Une stratégie de communication a été mise en place par les organisations bénéficiaires des allocations pour améliorer la visibilité des activités du projet en mettant en exergue les résultats tant au niveau national que provincial. Cette stratégie globale a pour objectifs spécifiques d’améliorer la connaissance des autorités et de la population du Nord Kivu et de l’Ituri sur les interventions du projet, d’informer largement la population du Nord Kivu et de l’Ituri sur les activités du projet conjoint et de susciter leur participation aux changements apportés par les résultats du Projet.
C’est au dernier trimestre de 2017 que les partenaires ont tenu leur deuxième et dernière réunion de pilotage. Tenue à Kinshasa sous la présidence de la Ministre du genre, de la famille et de l’enfant, la réunion avait deux objectifs : présenter et évaluer les résultats du projet réalisé et présenter une nouvelle phase du projet à réaliser.
Les intervenants se sont accordés sur la réussite de la prise en charge des victimes, sur l’implication des autorités et leaders à la base et sur le renforcement de la sensibilisation. Grâce à ces actions, la population s’est impliquée dans la lutte en dénonçant de plus en plus les cas vécus.
Pour la nouvelle phase du projet, les partenaires comptent élargir le champ. La situation des conflits dans l’espace Kasaïen présente des nouveaux défis dans la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre. Ainsi, les provinces de Kasaï Central et du Kasaï vont intégrer le projet pour réduire sensiblement les violences à l’égard surtout des femmes.

Par UCOFEM

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