Enrôlement des électeurs : les ONG ont donné un coup de pouce à Kananga

, Publié : Le 25/01/2018 à 11:2:48

Les organisations de la société civile, et particulièrement celles qui militent pour la promotion des droits des femmes ont focalisé leurs actions sur l’enrôlement des électeurs et électrices pendant la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes dans les provinces de Kasaï Central. A Kananga, l’Ucofem s’est impliquée dans la sensibilisation aussi bien à travers les médias que sur le terrain.
A presqu’un mois de la fin des opérations dans la ville, l’heure devrait être à la mobilisation tout azimut pour surtout réduire les écarts entre les hommes et les femmes. Selon les données de la CENI, les hommes étaient toujours en tête avec 52% d’enrôlés contre 48% pour les femmes.
Pendant ces opérations, l’UCOFEM s’est choisie comme cibles principales les femmes et les jeunes filles. C’est dans ce cadre qu’elle s’est rendue successivement au Lycée Buena Mutu pour toucher 240 jeunes filles et à une église à Katoka où elle a touché 800 femmes. Pendant la campagne de 16 jours d’activisme, elle s’est rendue à l’église de Sacrificateurs de Ndesha et au marché Dibamba pour la même cause. Au total, 1500 personnes ont été sensibilisées dans ces deux derniers sites.
Un seul message était dans leur gibecière : l’importance pour chaque citoyen, chaque citoyenne de s’enrôler. Un accent particulier a été mis sur l’enrôlement massif des femmes. Il fallait absolument aider les femmes à comprendre l’importance de détenir sa carte d’électeur, leur parler de la date de fermeture des bureaux de vote.
Sur le champ, certaines personnes téméraires, ont pris l’engagement d’aller s’inscrire sur la liste des électeurs. « Nous sommes arrivées dans une église où nous avons trouvé dix personnes qui ont reconnu n’avoir pas été sensibilisées. Il s’agissait d’un homme et de neuf femmes. Après la séance, elles ont pris la décision d’aller au bureau d’enrôlement », a partagé la directrice provinciale d’UCOFEM, Irène Mbombo Malengu.
Toutes ces séances de sensibilisation ont été relayées par les reportages et autres émissions à la radio. A la fin de cette série de sensibilisation, Ucofem a animé un point de presse pour un dernier rappel à ceux qui n’avaient pas encore posé leur acte civique.
Ces séances étaient aussi des occasions pour échanger sur les difficultés rencontrées sur le terrain notamment : le refus d’enrôler les enfants de 16-17 ans, sous prétexte qu’ils sont de petite taille, le refus de faire le duplicata pour ceux qui ont perdu leurs cartes, la demande de la présence physique des témoins pour enrôler une personne qui n’a pas des cartes d’identités ou l’ancienne carte d’électeur.

Par UCOFEM

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