Code de la famille : Une vulgarisation à grande échelle pour toucher davantage des foyers

, Publié : Le 10/01/2018 à 14:34:39

Le code de la famille révisé corrige plusieurs dispositions contraires aux principes de l’Egalité des sexes tel que défini dans la Constitution adoptée en 2006 et dans plusieurs lois du pays et autres instruments juridiques régionaux et internationaux.
De la suppression de l’autorisation maritale pour la femme mariée et l’obligation faite aux époux de s’accorder pour tous les actes juridiques dans lesquels ils s’obligent, individuellement ou collectivement à l’exigence du respect et de la considération mutuels des époux dans leurs rapports, sans préjudice des autres obligations respectives qui leur incombent dans la gestion du ménage; en passant par l’affirmation du principe de la participation et de la gestion concertée du ménage par les époux, particulièrement quant à leurs biens à charges et la suppression de l’émancipation automatique du mineur par l’effet du mariage sans préjudice de l’émancipation judiciaire du mineur, à la demande motivée des parents ou à défaut du tuteur. Sans oublier la réaffirmation de la compétence exclusive du Tribunal pour Enfants dans les actes impliquant l’état et la capacité du mineur; et le renforcement des dispositions pour assurer la protection des droits de l’enfant congolais contre toutes sortes d’abus en matière d’adoption internationale, etc.
Ces innovations sont de taille. Cela nécessite une bonne stratégie pour que la population soit informée des efforts fournis pour améliorer la situation des droits des femmes en RDC. Conscient de cette tâche, le ministère du Genre, de l’Enfant et de la Famille vient de lancer officiellement la campagne de vulgarisation de Code de la famille révisé.
Devant une centaine des femmes des associations de la société civile de Kinshasa, la Ministre du Genre, de l’Enfant et de la Famille, Chantal Safou Lopusa a donné plusieurs raisons de la révision dont la non-conformité de l’ancien Code avec les Conventions Internationales de l’ONU et autres protocoles ainsi que la présence de plusieurs dispositions discriminatoires à l’égard de la femme, etc. »
Par ailleurs, Chantal Safou, a également révélé quelques faiblesses du document du 1er août 1987 portant Code de la famille. « Il s’agit notamment de son ignorance par une grande partie de la population, pourtant victime de toutes sortes de violences pour ses droits les plus fondamentaux. C’est toujours au sein de cette couche de la population que les femmes sont souvent exposées et victimes des violences basées sur le genre, et particulièrement des violences domestiques. Dans le commerce et l’entreprenariat, les femmes subissent des violences parce qu’elles sont femmes. D’où la nécessité de faire connaitre toutes les matières traitées dans le nouveau Code de la famille ».
Le ministère du Genre, de l’Enfant et de la Famille a pour mission d’assurer la promotion du statut de la femme, la protection de l’enfant et la stabilité de la famille. Il s’est engagé avec ses partenaires à vulgariser cet instrument utile pour la jouissance des droits des femmes dans leurs milieux respectifs. Il ne ménagera aucun effort pour atteindre cet objectif en utilisant tous les canaux appropriés afin que les hommes et les femmes congolais, quelques soient leur condition de vie, leur lieu de résidence ou de profession ne se voient pas appliquer un texte non connu.
Chantal Safou a exprimé sa reconnaissance à la Banque Africaine de Développement qui, à travers le projet d’appui au secteur privé et à la création d’emploi pilotée par le ministère du Plan et de la Révolution de la modernité, a appuyé son ministère à travers le plaidoyer au niveau de deux chambres du parlement.


Francine Umbalo/ UCOFEM

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