L’entreprenariat, un moteur du développement : Enquête sur la situation des femmes entrepreneures kinoises

, Publié : Le 14/12/2017 à 11:25:39

C’est une Initiative sur l’autonomisation économique de la femme congolaise que vient de lancer le projet lutte contre la corruption (AC – anti-corruption) en vue de redonner un pouvoir équitable aux femmes et renforcer leur capacité d’action dans la promotion de leur autonomisation économique. Un projet mené par le Programme Essor et qui inclue les femmes de la Plateforme de l’entrepreneuriat féminines (PEF) et de l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM).
288 femmes entrepreneures sont ciblées à travers toute la ville de Kinshasa et seront interrogées sur base du secteur d’activité et de la taille de l’activité exercée. PEF devra identifier 216 Femmes entrepreneures sur toute la ville de Kinshasa et UCOFEM en interroger 72 Femmes entrepreneures à travers les quatre districts de la ville de Kinshasa.
Elles pourront, à l’issue de cette descente sur terrain, dévoiler par exemple, combien de femmes entrepreneures ont fait enregistrer leurs entreprises et si elles détiennent des documents légaux sur leurs activités économiques et surtout comment s’y prennent-elles face aux tracasseries de la part des agents de l’Etat et, pourquoi pas donné le bénéficie réalisé par jour, par mois, par année, etc.
Il faut reconnaître que les femmes qui exercent des activités génératrices de revenus sont souvent victimes d’arnaque de la part de certains services étatiques tout simplement parce qu’elles ignorent leurs droits sur cette question. Elles sont confrontées à des multiples taxes imposées à tort et à raison. Ces pesanteurs qui freinent leurs épanouissements individuels et leurs initiatives s’expliquent du fait que la femme entrepreneure n’est pas suffisamment sensibilisée sur les principes de base de la gestion de ses activités économiques. Sa vulnérabilité l’expose donc aux pratiques de la corruption. Ce qui remet en cause son autonomisation économique.
Pour la chef du projet, Sharaneet Parmar, le programme d’Essor compte beaucoup sur l’appui de l’UCOFEM dans le cadre d’un projet éclaté en trois volets à savoir, l’étude de base où Essor est en train de mener un sondage sur la situation actuelle des femmes entrepreneures sur l ‘administration fiscal et leurs droits économiques. Deuxièmement, il s’agira d’organiser une formation des formatrices au sein de l’UCOFEM sur cette question de droit à la fiscalité. Enfin, une campagne de sensibilisation des femmes Congolaises à travers des clubs d’écoute ainsi que d’autres activités de communication. Essor compte d’inclure les associations des femmes entrepreneures dans la mise en œuvre de cette campagne.
A la question de savoir pourquoi Essor n’a inclus que les femmes dans ce projet, Sharanjeet estime que les femmes congolaises constituent le moteur de l’économie congolaise d’où l’importance à renforcer leurs capacités dans l’entreprenariat
Parmi les objectifs poursuivis par ce projet, l’on peut noter l’amélioration des pratiques commerciales de femmes entrepreneures et la capacité par ces dernières à pouvoir prendre des décisions économiques librement et à mieux se défendre face à leurs obligations fiscales et administratives.
TINA MELI
Membre UCOFEM

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