L’autonomisation des filles en RDC, un grand défi à relever

, Publié : Le 17/10/2017 à 21:22:37

Innocentes et parfois ignorantes, les filles sont souvent victimes de nombreuses inégalités des droits et du non-respect de leurs droits en tant qu’enfant pour plusieurs raisons ; à savoir les violences, les discriminations, l’exploitation sous toutes ses formes, les mariages et grossesses précoces.

Très souvent, elles sont confrontées au problème d’accès à la scolarité. L’une des grandes barrières à l’éducation des filles c’est la pauvreté des parents. Pour ce cas précis, les parents vivent dans l’incapacité d’investir dans le potentiel de leurs enfants filles et garçons, tout simplement parce que leurs efforts ne comblent que les besoins vitaux de leurs petits enfants qui, parfois ne sont jamais satisfaits.

Bien que des actions sont menées à travers le monde pour y pallier, le chemin est encore long à faire dans certains pays africains. Représentant, à ce jour, plus d’un milliard des vivants, les filles constituent une source d’énergie et de créativité à ne pas négliger.

Le 11 octobre dernier, l’humanité a célébré la journée internationale de la fille sous le thème : « autonomisons les adolescentes avant, pendant et après les crises ». Les nations unies ont choisi ce thème, tout simplement parce que durant les conflits et autres crises, les filles sont les plus susceptibles de subir des effets nocifs. En effet, instituée depuis 2012 par les Nations Unies, cette journée a pour but, non seulement, de mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face ; mais aussi à l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux

Les jeunes filles congolaises, loin de vivre leur autonomisation

En réalité, cette thématique est importante pour la RDC qui vient de passer de moments très durs avec les violences qui ont éclaté, en août 2016, dans la région du Kasaï et dont la population la plus touchée était les enfants. Plus de 150 000 d’entre eux ont été privés d’éducation et plus de 400 écoles ont été attaquées. Et pourtant, investir dans la jeune fille c’est investir dans la majorité. La population congolaise est majoritairement féminine. Il se trouve que les poids de coutumes pèsent sur la jeunesse et notamment féminine. C’est en fait la coutume qui entrave l’épanouissement de la jeune fille. Exclure cette catégorie c’est contribuer aux freins de la majorité et donc à celui du développement du pays.

Les femmes et les filles du monde entier sont confrontées à des obstacles considérables pour accéder à l'information. Seulement 21% des femmes dans les pays en développement ont accès à Internet.

« Avant de penser à faire valoir les droits des femmes, il faut commencer par faire valoir les droits des filles, dit-on, car elle constitue l’avenir de demain.

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